Mercredi 21 mai 2008
Par Guy Bonello - Publié dans : Reflexions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 11 mai 2008

Un champignon pour fabriquer des biocarburants

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

La cause est entendue : les agrocarburants, fabriqués par l'agriculture, conduiraient à un désastre écologique et alimentaire. On attend donc beaucoup des biocarburants dits de deuxième génération, réalisés à partir de débris végétaux. Un champignon dévoreur de vêtements pourrait peut-être nous y aider...

L'histoire a paraît-il commencé durant la seconde guerre mondiale quand l'armée des Etats-Unis combattait dans le Pacifique sud un ennemi supplémentaire : Trichoderma reesei. Ce champignon microscopique était le coupable longtemps recherché de la destruction massive des tissus en coton, c'est-à-dire des vêtements, des tentes et des parachutes. Sa voracité témoigne d'une surprenante efficacité à transformer la cellulose, c'est-à-dire la matière entourant les cellules végétales, en sucres simples, appelés monosacharides, qui lui servent de nourriture. La première explication de cet appétit, supérieur à celui des espèces voisines, est une production exceptionnellement élevée d'enzymes dégradant la cellulose.

Pour comprendre comment ce champignon atteignait un tel degré de performances, une équipe internationale, menée par Diego Martinez (Los Alamos National Laboratory), s'est intéressée à son génome. Leurs résultats viennent d'être publiés dans Nature Biotechnology. La surprise est venue du faible nombre de types différents de gènes impliqués dans la production d'enzymes digérant la cellulose (le génome complet de T. reesei ne contient d'ailleurs que 10.000 gènes). D'après les chercheurs, T. reesei possèderait des groupes de gènes similaires produisant en parallèle de grandes quantités d'enzymes.

Du carburant avec du bois, du foin ou des fumées d'usines

Ce champignon apparaît donc comme un bon candidat pour la production d'agrocarburants de deuxième génération, que l'on pourrait réaliser à partir de débris végétaux divers, comme des déchets agricoles. T. reseei pourrait par exemple produire un cocktail enzymatique qui, purifié, serait ajouté à une décoction de déchets organiques. Les sucres produits seraient alors facilement transformables en éthanol, c'est-à-dire en biocarburant utilisable dans un moteur à essence.

L'idée d'utiliser ce champion de la dégradation de la cellulose n'est d'ailleurs pas nouvelle puisque l'on en trouve la trace en 1994 dans la revue Enzyme and microbial technology (vol. 16, no 10, pp. 870-882), sous la plume de deux auteurs, Anjani Kumari et T. Panda, de l'Institut indien de technologie. En France, l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) et le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) cherchent également à se servir de ce champignon pour produire des carburants à partir de biomasse végétale. Ce programme, plus ambitieux, veut doter le champignon de gènes qui lui manquent : le petit trichoderme, en effet, ne sait pas digérer la lignine, ce groupe de polymères inventés par les végétaux et qui constituent le bois. Un champignon génétiquement modifié, qui aurait reçu des gènes d'autres espèces, pourrait donc efficacement, pensent ces chercheurs, valoriser le bois délaissé par l'exploitation forestière.

Ces recherches assez actives témoignent bien de l'intérêt pour une deuxième génération de biocarburants, synthétisés à partir de matière végétale quelconque, voire de graisses animales. Mis au point dans les années 1920, le procédé Fischer-Tropsch permet de produire assez facilement un hydrocarbure à partir de charbon, de gaz mais aussi de matière organique. Dénommée BTL (biomass-to-liquid), cette voie pourrait donc valoriser les déchets végétaux de l'agriculture ou les copeaux de bois. Mais ce procédé souffre d'un rendement trop faible. Les ingénieurs ont commencé depuis longtemps à s'intéresser aux solutions inventées par les organismes vivants, qui semblent plus efficaces.

Aux Etats-Unis, la société Greenfuel propose déjà un réacteur utilisant des algues qui convertissent le gaz carbonique ou des fumées d'usines en huile servant de carburant dans un moteur diesel. A peine démarrée, la production d'agrocarburants à base de colza, de tournesol, de soja, de betterave, de canne à sucre ou de céréales donne déjà des signes d'obsolescence, tant il apparaît impossible de subvenir aux besoins mondiaux en carburants. Les algues et les champignons semblent bien mieux placés...

Par Guy Bonello - Publié dans : Développement durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 9 avril 2008

 

 

Le mot de Guy

Agronome retraité

Mission en juin en pays Bezanozano.


Agronome spécialisé en cultures tropicales, 40 ans à bourlinguer au magrehb dans le sahel, les savanes, les déserts et les forêts de cette immense Afrique, il me paraissait impossible de ne pas m’imprégner de l’île rouge. Dés ma retraite me voila en mission pour une ONG à Mada. Je ferais huit missions avant de changer de région et de m’impliquer en pays Bezanozano pour Humanité Madagascar. Ce sont Marie-Claude et Jany qui m’ont fait connaître Francis, Robert et Bernard.

A leur demande j’ai porté mon expertise sur cette région que je ne connaissais pas. Ramil cheville ouvrière, archéologue malgache en retraite,  intarissable sur les origines ancestrales de son peuple m’a fait découvrir le pays Bezanozano. Nous quittons la route goudronnée entre Manjak et Moramanga pour une piste vers le Nord, direction Felana et le Mangoro.

Immense forêt de pins et d’eucalyptus, plantée voici plus de 30 ans où les tanety pâturées par de gigantesques troupeaux de Zébus,  ont laissé la place à cette industrie forestière florissante.

Le Mangoro fleuve paisible aux nombreux affluents va se jeter à proximité Mahanoro sur la côte Est.

L’agriculture est la principale activité de cette région. Comme partout à  Madagascar la riziculture est reine. Depuis des décennies les paysans ont planés les bas-fonds. Par la capture de petits ruisseaux, l’eau guidée dans des canaux creusés à la main, est amenée jusqu’aux rizières à deux ou trois kilomètres en aval. Bien que le Mangoro  soit un fleuve quasi permanent sa position plus basse que les rizières, situées sur les terrasses, ne permet pas d’utiliser cette eau pour l’irrigation. L’usage de systèmes de pompage  n’est pas à l’ordre du jour.


Le labour à la culture attelée, allége le dur labeur de certains, mais pour les  paysans les plus pauvres le travail de la terre se fait encore à l’angandy, sorte de bêche à long manche. Une grande partie de ces travaux champêtres incombe aux femmes, et en grande période de culture l’aide des  enfants est requise.

Les propriétaires terriens ont de grands troupeaux de zébus, signe de position sociale. Ces nantis sont les utilisateurs de la main d’œuvre agricole qui vient de loin en pleine saison de travaux.   Seulement 10% des cultivateurs à Madagascar sont propriétaires de leurs terres, alors que 90% du pays dépend de l’agriculture.

Nos efforts devront porter sur les améliorations culturales et l’introduction de nouvelles variétés rizicoles ce qui permettrait de tripler voir de quadrupler les rendements sans engager de dépenses supplémentaires.

La mécanisation, l’arboriculture, les plantes d’huile essentielle, le  biocarburant comme le Jatropha, l’apiculture, la pisciculture, les cultures maraîchères, l’élevage rationné des bovins pour le lait et la viande, l’élevage avicole, les cultures de rente, (café, arachide, pois de terre, ananas, banane, haricots secs) doivent être pratiqués avec  les techniques modernes  afin de dégager des revenus substantiels, aidés en cela par le microcrédit.

Pour ces enfants malnutris rêvons à une ferme de spiruline, l’algue aux vitamines.

Nous sommes tous conscients  que des efforts particuliers sont à porter sur l’éducation, l’eau potable et la santé.


Réfléchir sur l’énergie électrique et sur un encadrement agricole par ferme modèle qui permettraient  à ces villages  de décoller !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Guy Bonello - Publié dans : Reflexions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 8 avril 2008

Pain de sucre de Diégo

Par Guy Bonello - Publié dans : Paysages malgaches
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 8 avril 2008


Hôtel-Case développement durable

Par Guy Bonello - Publié dans : Madagascar
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

Lémuriens de la plage des Sakalave à DIEGO

Par Guy Bonello - Publié dans : Faune malgache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

Un crocodile albinos

 De la Croc Farme de Tana

Par Guy Bonello - Publié dans : Faune malgache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008


Attaque de Lémurien

Par Guy Bonello - Publié dans : Faune malgache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 31 mars 2008


Pirogue à balanciers

Par Bonello - Publié dans : La vie malgache
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 31 mars 2008


Erosion en Lavaka

Par Bonello - Publié dans : Paysages malgaches
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus